Comment créer société offshore Andorre : guide complet et avantages

Vous vous demandez pourquoi de plus en plus d’entrepreneurs songent à créer une société offshore en Andorre, alors que d’autres destinations semblent plus connues ? Entre promesses d’optimisation fiscale, normes internationales strictes et environnement des affaires attractif, le sujet suscite autant d’enthousiasme que de questions.
Avant de franchir le pas ou simplement pour comprendre ce qui distingue vraiment Andorre des autres paradis fiscaux, il est crucial de connaître les avantages concrets, les étapes administratives, les structures possibles et les règles à respecter. Suivez-moi—vous allez découvrir tout ce qu’il faut savoir pour lancer, gérer et sécuriser une société offshore en Andorre, tout en évitant les pièges courants et en maximisant les bénéfices de cette opportunité unique.
Créer une société offshore en Andorre : Aperçu et définitions
Une société offshore désigne une entreprise enregistrée dans un pays différent de celui où se trouvent ses principaux dirigeants, actionnaires ou activités commerciales. L’objectif principal est souvent l’optimisation fiscale ou la protection du patrimoine, mais ce type de structure sert aussi à faciliter les opérations internationales.
Il est important de distinguer la société offshore de deux autres types fréquents en Andorre : la société locale et la société holding. Une société locale exerce principalement son activité en Andorre et y crée de la valeur, tandis qu’une société holding détient des participations dans d’autres entreprises, souvent pour gérer des actifs ou centraliser des dividendes.
Choisir de créer une entreprise offshore en Andorre attire de nombreux investisseurs en raison de son positionnement géographique stratégique entre la France et l’Espagne, sa fiscalité avantageuse, ainsi que sa stabilité économique. La principauté dispose d’une accessibilité administrative intéressante pour les entrepreneurs étrangers cherchant à optimiser leur fiscalité tout en restant dans la légalité.
Les termes utilisés dans ce contexte varient : “société offshore Andorre”, “créer une entreprise offshore”, ou encore “optimisation fiscale en Andorre”. Chacun met l’accent sur différents aspects, notamment la localisation, le processus de création, ou la recherche d’avantages fiscaux.
Depuis 2024, Andorre a actualisé sa réglementation pour se conformer pleinement aux standards européens et internationaux. Les démarches sont désormais plus transparentes, avec une surveillance accrue sur la provenance des fonds et l’activité réelle des sociétés, ce qui rassure les investisseurs sérieux tout en réduisant les risques de pratiques illicites.
Avantages fiscaux et juridiques d’une société offshore en Andorre
Andorre bénéficie d’un régime fiscal particulièrement compétitif comparé à de nombreuses autres destinations offshore. Le taux de l’impôt sur les sociétés est plafonné à 10%, soit l’un des plus bas en Europe, et la TVA (appelée IGI en Andorre) n’est que de 4,5%, en dessous de la moyenne européenne.
Pour les dividendes perçus par les actionnaires, ils peuvent parfois être exonérés d’impôt selon la structure choisie et la provenance des revenus. Autre point fort : il n’y a pas d’imposition sur la fortune ou sur les plus-values encaissées dans certains cas, ce qui attire notamment les investisseurs internationaux en quête d’optimisation fiscale en Andorre.
Si l’on compare avec d’autres juridictions offshore populaires telles que Malte, Chypre ou les Îles Caïmans, Andorre offre une combinaison rare de fiscalité avantageuse et de sécurité juridique accrue, soutenue par une politique stricte de transparence financière. La principauté adhère pleinement aux normes OCDE et applique une législation anti-blanchiment comparable aux standards européens les plus rigoureux.
La stabilité politique et l’environnement économique d’Andorre sont des atouts majeurs pour les entrepreneurs recherchant une base fiable pour leurs activités. La législation protège la confidentialité des associés et la structure des actifs, bien que l’échange d’informations soit pratiqué dans le cadre des accords internationaux pour lutter contre la fraude.
En matière de protection des actifs, Andorre propose diverses solutions permettant de préserver la confidentialité et la sécurité des biens. Mais contrairement à certains paradis fiscaux opaques, la transparence réglementaire rassure désormais les partenaires et investisseurs, tout en offrant une véritable optimisation fiscale pour les entreprises bien structurées.
Étapes pour créer une société offshore en Andorre

Créer une société offshore en Andorre implique de suivre une procédure bien structurée, mais accessible une fois que l’on comprend les étapes clés. La première démarche consiste à choisir la dénomination sociale et à vérifier sa disponibilité auprès du registre des sociétés andorran.
Une fois le nom validé, il faut préparer et déposer les statuts de la société auprès du notaire. Ce document précisera l’activité et l’organisation de l’entreprise. Ensuite, la demande d’investissement étranger doit être soumise aux autorités compétentes, car toute création de société par un non-résident est considérée comme investissement étranger. Après l’acceptation de cette demande, il sera possible de constituer le capital social, qui varie selon la structure juridique choisie : par exemple, le capital minimum pour une Société à Responsabilité Limitée (SL) est généralement de 3 000 euros, tandis qu’il atteint 60 000 euros pour une Société Anonyme (SA).
Le dépôt du capital en banque permet d’obtenir une attestation nécessaire à l’immatriculation. Enfin, il reste à enregistrer la société auprès du registre du commerce et à obtenir le numéro fiscal andorran.
La documentation demandée par les autorités comprend notamment :
- Passeport ou pièce d’identité des actionnaires et dirigeants
- Certificat de casier judiciaire vierge
- Statuts signés de la société
- Justificatif de domicile récent
- Attestation de dépôt de capital auprès d’une banque andorrane
Les conditions légales exigent souvent une adresse physique en Andorre et parfois la nomination d’un administrateur résident.
Les délais moyens pour obtenir l’immatriculation complète de la société oscillent entre 6 et 12 semaines, en fonction de la complexité du dossier et de la réactivité des institutions. Concernant les coûts, il faut prévoir environ 6 000 à 10 000 euros, en incluant les frais d’avocat, de notaire et d’inscription. À cela peuvent s’ajouter les coûts de domiciliation et les honoraires bancaires pour le dépôt du capital social.
Pour chaque étape, des guides officiels sont disponibles sur le site du gouvernement d’Andorre et auprès de l’Actua Business Center, facilitant l’accès à des informations actualisées sur la création d’une entreprise offshore en Andorre.
Types de structures juridiques disponibles en Andorre
Andorre met à disposition plusieurs formes de structures juridiques pour l’implantation d’une société offshore, chacune adaptée à des besoins et profils d’investisseurs variés.
La Société à Responsabilité Limitée (SL) est la forme la plus commune pour les petites et moyennes entreprises. Elle exige un capital social minimum de 3 000 euros. La SL permet de limiter la responsabilité des associés à leur apport et convient parfaitement aux entrepreneurs individuels ou aux familles souhaitant garder la gestion restreinte.
La Société Anonyme (SA), quant à elle, s’adresse davantage aux projets de plus grande envergure ou à ceux qui envisagent une ouverture à des partenaires multiples. Elle nécessite un capital minimal fixé à 60 000 euros, dont 25% doit être libéré dès la création. La SA offre plus de flexibilité pour la transmission des actions et facilite l’accès à des financements externes importants.
Les sociétés holding représentent une option intéressante pour ceux qui cherchent à centraliser la détention de parts dans plusieurs filiales, gérer des participations ou protéger des actifs à l’international. La législation andorrane reconnaît d’autres formes juridiques plus spécifiques, comme les sociétés collectives ou en commandite, mais elles sont beaucoup moins utilisées par les investisseurs étrangers.
Chaque structure comporte ses avantages et inconvénients. La SL est plus simple à gérer, mais elle a des limites en matière de développement à l’international et de levée de capitaux. La SA, plus coûteuse à créer et gérer, est adaptée à des stratégies de croissance ambitieuses ou au regroupement de plusieurs actionnaires.
Pour adapter la structure au projet, il faut tenir compte du nombre d’associés, des objectifs de développement international, du niveau de confidentialité souhaité et des exigences réglementaires. Par exemple, un entrepreneur digital ou un consultant peut préférer la SL pour sa simplicité, alors qu’un groupe familial ou une multinationale visera plutôt la SA pour sa flexibilité et sa crédibilité accrue auprès des partenaires financiers.
Comprendre ces distinctions permet d’optimiser la création d’une entreprise offshore en Andorre et de profiter pleinement des avantages de l’environnement andorran en matière d’optimisation fiscale et de gestion des actifs.
Ouverture d’un compte bancaire et gestion financière en Andorre
Le processus d’ouverture d’un compte bancaire en Andorre pour une société offshore requiert une préparation minutieuse. Les banques andorranes sont reconnues pour leur rigueur, notamment en matière de conformité et de sélection des clients internationaux.
Les démarches commencent généralement par le dépôt d’une demande auprès de l’établissement bancaire choisi. Il faut alors présenter un dossier complet : statuts de la société, justificatifs de domiciliation, identité des actionnaires et administrateurs, ainsi qu’un business plan détaillé montrant la provenance des fonds et la nature des activités.
Le choix de la banque dépend de plusieurs critères. Parmi les principales institutions : Andbank, Crèdit Andorrà, MoraBanc et Vall Banc, toutes offrant des services adaptés aux sociétés étrangères souhaitant bénéficier d’options modernes.
Les services à disposition facilitent la gestion financière internationale :
- Comptes multidevises pour opérer dans l’euro, dollar, franc suisse ou livre sterling
- Solutions de banque en ligne pour une gestion à distance
- Cartes bancaires professionnelles adaptées aux besoins d’achats à l’étranger
- Services de gestion de trésorerie et conseils dédiés aux structures internationales
Concernant la conformité, les banques exigent une transparence totale. La diligence raisonnable (“due diligence”) implique souvent des entretiens et un contrôle approfondi pour vérifier l’origine des fonds et s’assurer que l’activité respecte les normes internationales, notamment la réglementation anti-blanchiment (AML).
Pour optimiser la gestion bancaire en Andorre, il est conseillé de :
- Centraliser les flux sur un ou deux comptes pour simplifier les vérifications
- Élaborer une documentation claire sur les transactions majeures
- Informer la banque de tout changement dans l’actionnariat ou l’activité Cela contribue à éviter des blocages et à garantir une relation durable et stable avec l’établissement financier.
Obligations, conformité et cadre réglementaire

Créer une société offshore en Andorre implique de respecter un ensemble d’obligations strictes, tant pour l’entreprise que pour ses dirigeants. La résidence fiscale du dirigeant influence directement la fiscalité applicable et la transparence attendue par les autorités locales et internationales.
Le respect des normes de l’OCDE est incontournable. Andorre applique les standards internationaux en matière d’échange automatique d’informations financières, ainsi que les recommandations du GAFI en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Des restrictions sectorielles existent : certaines activités, comme les services financiers, le jeu en ligne ou l’immobilier, sont soumises à des autorisations supplémentaires ou à des limites réglementaires spécifiques introduites par les réformes de 2023-2024.
Sur le plan comptable, même une société offshore doit tenir une comptabilité régulière, présenter des comptes annuels, et parfois se soumettre à un audit externe selon la taille ou le type d’activité. Les omissions ou erreurs dans la tenue des registres peuvent entraîner des sanctions financières, une radiation du registre des sociétés ou des poursuites pénales en cas de fraudes avérées.
Le non-respect des obligations anti-blanchiment ou le défaut de déclaration d’information peuvent déboucher sur des amendes substantielles, voire le gel ou la fermeture des comptes bancaires. L’administration fiscale andorrane est particulièrement attentive à la cohérence entre les flux financiers, les documents officiels et la réalité de l’activité.
En résumé, toute société offshore en Andorre doit anticiper les évolutions régulières du cadre réglementaire, assurer une gestion rigoureuse de ses obligations fiscales et respecter une transparence totale vis-à-vis des autorités et partenaires bancaires. Cela permet non seulement de minimiser les risques légaux, mais aussi de préserver la réputation et la pérennité de l’entreprise dans cette juridiction reconnue pour sa stabilité et son sérieux.
Limites, risques et précautions à considérer
Ouvrir une société offshore en Andorre n’est pas sans défis, spécialement avec l’attention croissante portée à la transparence internationale.
Ces dernières années, la réputation d’Andorre a évolué : le pays a quitté les listes noires de l’OCDE, mais il reste sous observation régulière.
Cela implique qu’un changement de réglementation ou de perception par d’autres États peut rapidement affecter la sécurité juridique d’une société créée dans la principauté. Il est donc stratégique de surveiller la position officielle d’Andorre sur les listes blanches ou grises, car une classification défavorable peut compliquer les relations bancaires ou le commerce international.
Sur le plan éthique, gérer une société offshore exige une réflexion sur la réputation de l’entreprise. L’optimisation fiscale légale diffère nettement de l’évasion ou de la fraude, mais un manque de clarté peut nuire à l’image auprès de partenaires, clients ou investisseurs.
D’un point de vue opérationnel, il existe des restrictions douanières ou sectorielles : certaines activités comme la banque ou l’assurance exigent des licences spécifiques, d’autres sont tout simplement interdites aux sociétés offshore. De plus, les banques andorranes appliquent, sous la pression des réglementations européennes, des critères stricts pour l’ouverture de comptes et peuvent refuser, voire fermer ceux qui ne répondent pas à toutes les exigences de diligence raisonnable.
Dans certains cas, l’accès à des marchés internationaux, ou à des services de paiement mondiaux, peut s’avérer limité, notamment lorsque des banques correspondantes refusent d’opérer avec des entités offshore.
Il est aussi important de prévoir la possibilité d’un refus bancaire ou d’une clôture de compte, parfois sans préavis. Pour limiter ces risques, il faut : diversifier les prestataires bancaires, conserver une documentation fiscale irréprochable, et être prêt à justifier chaque opération.
Sécuriser son investissement, c’est également maintenir une veille réglementaire active et s’entourer d’experts locaux (avocats, notaires, comptables). Ce filet de sécurité permet d’anticiper les changements de législation, d’ajuster la structuration de l’entreprise, et d’éviter des sanctions ou audits imprévus.
Exemples concrets et études de cas : sociétés offshore en Andorre
Plusieurs entrepreneurs internationaux ont choisi Andorre pour installer leur société offshore et partager leur expérience.
Prenons l’exemple de Julie, une entrepreneure du secteur e-commerce basée en France, qui a transféré sa structure en Andorre en 2022. Avant son installation, elle subissait une imposition totale de près de 42% sur ses bénéfices professionnels ; un an après, l’impôt sur les sociétés est descendu à 10%, avec une TVA locale à 4,5% sur une majorité de ses produits vendus en Europe.
Un autre cas fréquent : plusieurs sociétés de conseil informatique disposant de clients dans l’Union européenne constatent des délais bancaires raccourcis, une réduction des coûts de gestion, et une meilleure protection de leurs marges après redomiciliation en Andorre. Mais elles pointent aussi des freins administratifs lors de l’ouverture de comptes professionnels, nécessitant une médiation locale pour aboutir.
Certaines entreprises ont rapporté avoir fait face à un refus d’ouverture de compte chez une grande banque andorrane : en renforçant leur dossier, en clarifiant la provenance des fonds et en sollicitant une recommandation notariale, elles ont finalement pu obtenir gain de cause. Ce genre de retour d’expérience souligne l’avantage d’engager un conseiller sur place.
Les sociétés internationales actives dans la tech témoignent de la rapidité du retour sur investissement : une startup digitale indique avoir récupéré ses frais de transfert et de constitution en moins de six mois grâce aux économies d’impôt réalisées et à la souplesse du cadre réglementaire andorran.
Simulons le cas d’une société générant 300 000 € de bénéfices annuels. En France, après impôt sur les sociétés (25%) et charges sociales, il lui reste environ 210 000 € ; en Andorre, avec un taux d’IS à 10% et une fiscalité plus légère sur les dividendes, son bénéfice net grimpe à 255 000 € annuels.
Ces exemples montrent qu’installer une société offshore en Andorre, lorsqu’on respecte la conformité et qu’on s’entoure des bonnes personnes, peut ouvrir la voie à une optimisation efficace, tout en minimisant les risques et en favorisant la croissance internationale.
Share this content: